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Que sont-ils devenus ?

Entrevue d’un Chaton d’Or

Maître de l’image, Bastien LEGROS a un parcours bien rempli et devinez quoi ? Il est passé par la case Chaton d’Or !
Aujourd’hui il revient sur son expérience.

Peux-tu te présenter ?

Moi c’est Bastien Legros, Freelance dans la création d’images animées pour l’industrie du cinéma, de la télévision et tous ceux qui ont besoin d’avoir de l’image qui reste et colle à la rétine !
J’ai un parcours éclectique qui m’a formé à beaucoup de domaines reliés à la communication graphique et audiovisuelle, et ce à divers postes :
• Directeur artistique
• Graphiste et motion designer (Habillage Film et TV, publicité́…)
• Cadre – montage et post prod (Agences de production, captation Live, prod ciné́ et tv)
• Créatif + concepteur rédacteur (on est tous un peu obligé d’être couteau suisse)

Tout ça s’est fait naturellement. J’ai eu plusieurs opportunités pour tester des choses (chargé de post production, VFX, montage, cadre, graphisme, concepteur rédacteur, D.A.…). Je voulais ajouter ma pierre à l’édifice dans le monde du cinéma et de la publicité́…

Je me suis établi à Paris en 2015 pendant ma fin d’études. J’étais venu pour suivre « La brigade du Titre », une agence dédiée à habillage de film/documentaire. Ils font partie des rares graphistes Français spécialistes en génériques. Ils m’ont accueilli, formé et sont devenus mes mentors à la fois en termes de direction artistique que de motion design. J’étais d’ailleurs chez eux quand j’ai remporté́ mon Chaton d’Or pour le prix de l’avenir en 2016. On travaillait sur le film-documentaire césarisé́ DEMAIN de Mélanie Laurent et Céril Dion.

J’ai aussi fait de la radio en tant que chroniqueur cinéma et sur des émissions plus générales d’Entertainment à Paris.

J’aime toucher à tout, rencontrer des gens de milieux différents, d’apprendre sur tous les niveaux et avec tous les corps de métiers possibles.
Si je peux créer de l’image je suis dans le coin. Je fais/je défais/je refais… je refais encore si les premières fois n’étaient pas assez bien… et c’est bien souvent le cas 😉

Quel souvenir gardes-tu de l’expérience Chatons d’Or ?

J‘ai souvenir d’une très bonne ambiance lors de l’édition 2016, des lieux intéressants pour l’évènement notamment à colonel Fabien, au siège du parti communiste ou encore l’année 2019 pour le passage de main au CESE. On rencontre des gens, des étudiants, d’autres jeunes et moins jeunes professionnels du milieu, on jauge le niveau et les idées des autres, c’est stimulant.

Je suis aussi content d’avoir rencontré́ Laurent Allias et l’équipe des Chatons d’Or avec qui j’ai continué́ à entretenir un lien au fil des ans. Ils m’ont notamment sollicité plusieurs fois en tant qu’ex-chaton pour promouvoir le festival dans des écoles, à la radio ou pour participer aux réunions pré́-Chatons d’Or chez Josiane.

J’aime l’état d’esprit que se dégage de tout ça, la place laissée aux jeunes talents et nouveaux venus tant qu’il y a une idée.

Que fais-tu maintenant ?

Je viens de quitter Paris pour le Canada en septembre 2019. Je chapeaute encore des émissions Tv et autres à distance pour des clients et des projets en cours. Je voulais changer d’air, tenter des nouvelles choses, travailler en Anglais… Bref voir ailleurs avant mes 30 ans. J’en ai eu l’opportunité́ et donc me voilà̀ de l’autre côté de l’Atlantique.

Mes projets sont variés : au moment où j’écris, je suis en pourparlers pour poste de directeur de création pour un important studio cinéma à Montréal. En attendant je suis créatif pub en agence. C’est mon premier contrat en tant que salarié fixe hors freelance depuis 7 ans.

J’aimerais bien retravailler en tant que graphiste scénographie – décors pour le cinéma. J’ai eu des expériences l’année passée (hors génériques de films et habillage) qui m’ont particulièrement plu. J’aime le côté tangible et direct de la création graphique qui se retrouve ensuite sur un plateau cinéma. Ça m’a toujours émerveillé́ la possibilité́ de produire quelque chose avec ses mains, sur du papier ou sur son ordinateur. Puis de le voir se concrétiser physiquement puis sur grand écran. C’est ce qui me passionne avec les génériques de films et l’habillage vidéo en général.

Où peut-on découvrir ton travail ?

Tu préfères les chatons noirs ou dorés ?

Je préfère les chatons noirs qui n’ont pas eu la vie trop facile, mais qui ont la patte dorée.

À quelle portée de Chatons d’Or appartiens-tu ?
Quel projet t’a permis de briller ?

J’appartiens à la portée de chaton 2016, pour le Prix spécial du jury mention Prix de l’avenir.
Le brief était de « vendre de l’air » ou quelque chose dans ce goût-là.

Comment est née ton idée ?

Mon projet s’appelait « Révolution in the air ». J’ai imaginé une société qui vendrait littéralement « l’air du temps » à savoir des sachets datés aux grands moments historiques qui ont marqué l’humanité moderne (chute du mur de Berlin, droits civiques, Mouvement Gay LGBT, attaque bataclan, Woodstock, premier pas sur la lune, mai 68 etc.).
J’ai décidé de mettre en lumière ces moments historiques clés via une série de posters (une dizaine selon mes souvenirs) pour vendre « l’air du temps » en sachet.
Quand j’ai lu le brief, les paroles de Dylan me sont venues directement… « answers are blowing in the wind » => « les réponses sont dans l’air du temps ». Ça m’a paru une bonne base pour imaginer le concept. Le reste a découlé tout seul le même après midi.

Pourquoi as-tu participé à ce festival ?

Je connaissais les Chatons d’Or depuis sa première édition quand j’étais en première année d’IUT communication en 2010/2011. J’ai souvenir d’avoir participé́ pour la première édition… sans succès cette fois. Puis 4/5 ans plus tard avec un peu plus de « bagages graphiques et d’expériences » dans les pattes… J’arrivais tout juste à Paris… et j’ai revu une annonce pour le festival et j’ai tenté́ ma chance sur ce brief. Depuis j’ai participé́ chaque année en tant que candidat et/ou dans les coulisses pour faire connaitre le festival ou faire sa promotion. J’aime beaucoup ce festival et ceux qui l’ont porté́ et qui le portent aujourd’hui dans cette nouvelle mouture des Chatons d’Or qui s’annonce très alléchante.

Qu’est devenu ton projet ensuite ?
Ronronne-t-il toujours ?
D’autres personnes se sont-elles jointes à toi ?

Je ronronne toujours, j’ai continué́ à travailler pour le cinéma et la télévision en tant que directeur artistique, graphiste, motion designer, créateur de génériques… Avec des piges en publicité́ et pour des marques selon le projet. J’ai continué́ mon parcours avec des clients comme la Bibliothèque de France, des chaines de télévisions comme Arte, Vice, LCP, France télévisions… J’ai également pu travailler aux côtés de réalisateurs/trices pour des projets de longs et moyens termes, des documentaires, ou encore des formats web, radio, print et créa pub…

Je ronronne seul en freelance, mais aussi pour des agences qui font appel à moi. Je ne suis pas un freelance solitaire dans l’âme… Je suis même plutôt à l’opposé. Mais je n’ai jamais vraiment réussi à passer en agence à Paris ou trouver une team créa. J’ai donc continué en solo en sautant d’un projet à un autre, retrouvant ponctuellement des amis ou autres Free sur des projets.

Quels sont tes futurs plans ?

Je vais continuer au Canada jusque mi/fin 2020 et voir ce qui se profile niveau travail et opportunités. J’ai des projets cinéma et TV en France, je reviendrais à Paris en 2021. Peut-être pour intégrer une agence ou un media comme CLIQUE de Mouloud Achour.